Les professionnels du funéraire

LA CRÉMATION

La crémation est un procédé qui consiste à brûler la dépouille mortelle et à la réduire en cendres. Elle représente aujourd’hui plus d’un tiers des décès et tend à augmenter d’année en année. La crémation est généralement une volonté du défunt. Elle peut être mal comprise par les familles, qui doivent faire face à une disparition matérielle et physique brutale de leur défunt.

 

L'organisation

  1. une dépouille est destinée à la crémation, la loi impose une mise en bière du corps. Le cercueil est donc obligatoire. En cas de cérémonie religieuse ou civile avant la crémation, le corps repose dans son cercueil.
  2. la cérémonie est terminée, le corps du défunt est transporté dans un crématorium. C’est sous l’effet de la chaleur, et non des flammes, que le corps et le cercueil deviennent alors cendres. Les cendres sont ensuite placées dans une urne cinéraire.

La famille du défunt décide de ce qu’elle souhaite en faire. Le crématorium peut conserver les cendres pour une durée d’un an, au cas où la famille n’aurait pas pris de décision.

 

La destination des cendres

Depuis 2008, il est interdit de conserver une urne funéraire à son domicile ou de disperser les cendres dans son jardin. Toute commune de plus de 2000 habitants est dans l’obligation de proposer un espace cinéraire dans son ou ses cimetières, destiné à accueillir les urnes contenant les cendres des défunts. Plusieurs choix sont alors possibles.

Dépôt de l'urne dans un columbarium

Il s’agit d’une construction hors sol destinée à recevoir les urnes funéraires dans différentes cases. Cela permet aux familles de matérialiser le lieu où repose leur défunt. Le principe est similaire à l’enfeu, sauf qu’il s’agit ici d’urnes contenant les cendres des défunts et non de cercueils.

Inhumation de l'urne

Les urnes peuvent également être inhumées dans le caveau familial ou dans un caveau cinéraire (petit caveau destiné à recevoir des urnes, souvent appelé « cavurne »). Ce dernier, au même titre que les caveaux traditionnels, constitue un espace individuel personnel ou familial, sur lequel il est possible de poser un monument cinéraire. Une zone est habituellement réservée aux concessions cinéraires dans le cimetière.

Scellement de l'urne

L’urne funéraire peut être scellée sur un monument funéraire à l’intérieur d’un cimetière. Elle doit être dans un matériau qui ne se désagrège pas et qui résiste aux intempéries et à la chaleur. Le granit est le matériau le mieux adapté. De nombreux modèles et formes sont aujourd’hui proposés.

Dispersion des cendres

Enfin, les cendres du défunt peuvent également être dispersées, soit dans un espace cinéraire prévu à cet effet, soit en pleine nature, sauf sur les voies publiques.

 

Les lieux de dispersion

Les espaces cinéraires

 

le jardin du souvenir

C’est un espace dédié à la dispersion des cendres des défunts. Le jardin du souvenir est théoriquement conçu pour que les cendres dispersées puissent s’écouler dans un réceptacle commun. A l’entrée du jardin du souvenir, on trouve une stèle qui identifie et matérialise le lieu de recueillement des familles.

L’alternative au jardin du souvenir, c’est la vasque du souvenir. Les cendres y sont versées et, selon les modèles de vasques, directement transférées dans un réceptacle commun.

La table de présentation et le registre

L’espace cinéraire peut disposer d’une table de présentation qui permet de poser l’urne et de la présenter à aux personnes présentes lors de la cérémonie qui précède la dispersion des cendres.

Le registre ou le totem contient les noms de tous les défunts dont les cendres ont été dispersées. Les noms sont gravés sur des plaques fixées sur l’ouvrage.

La dispersion en pleine nature

La dispersion des cendres en pleine nature, c’est à dire dans un espace naturel non aménagé, est également autorisée. La dispersion dans une propriété privée telle qu’un jardin est exclue sauf s’il s’agit d’une grande étendue accessible au public, telle un champ, une prairie ou une forêt, à condition d’obtenir l’accord du propriétaire.

S’agissant des cours d’eau et des rivières sauvages, non aménagés et sous réserve de l’appréciation souveraine des tribunaux, la dispersion des cendres peut y être autorisée.

La dispersion en mer est également possible, dès lors qu’elle ne contrevient pas à la réglementation maritime et aux règles édictées localement. Dans ce cas, pour plus d’information, il faut se rapprocher de la préfecture maritime compétente.

Une déclaration à la mairie du lieu de naissance du défunt doit être effectuée par la famille.